lundi 7 mai 2012

Nicotine, je t'ai vaincue!

Moi, qu'on surnommait "Miss Patchs",
Moi, qui entendait sans cesse "Si Pauline arrête, tout le monde peut y arriver!!"

Ceux là sont bien emmerdés maintenant que j'ai réussi ;-)



Mon histoire avec la cigarette

J'ai fumé ma première cigarettes à un âge très très avancé! Trop avancé...

Au début, je n'en fumais vraiment que de temps en temps, mais ça s'est très vite accéléré.

Dans mes journées calmes, je fumais déjà plus d'un paquet (je vous épargne le bilan des jours agités...)!

A partir de mes 16 ans à peu près, j'ai commencer à ressentir une gêne au niveau respiratoire. Je toussais très souvent.
 Résultat: 1ère radio des poumons pour bronchites chroniques liées au tabagisme.

Le radiologue m'a alors prévenu que si je ne m'arrêtais pas tout de suite, je risquais de développer un cancer dans les 15 ans à venir. 

C'est à ce moment là que toutes mes tentatives d'arrêt ont commencé.

Mes nombreux arrêts



Sans exagérer, je pense avoir essayé d'arrêter au moins 30 fois et par beaucoup de moyens différents à savoir:

* Les patchs nicotine
* Les chewing-gums
* L'hypnose
* Le tabacologue
* Les livres "magiques"

"Pourtant j'essaye, mais aucun n'a fonctionné plus de 3 mois." Voilà ce que je disais.

"aucun n'a fonctionné" : le jour où je me suis rendue compte que tous ces moyens n'étaient pas magiques, j'ai alors compris que tout reposait sur moi même!

C'est une chose qui parrait évidente, mais pas chez un malade dépendant. On se repose toujours sur les aides, qui ne sont du coup bien que des aides et non pas des déclencheurs ou des traitements!

Cette phase, je l'appelle dans ma tête "l'acceptation".

J'ai accepté le fait que j'étais malade, comme les toxicos ou les alcooliques.



Je me suis imaginée l'effet que ça ferait d'être enfermés dans mes propres poumons et franchement ça m'a fait peur! recevoir tous les 1/4 d'heure des fumées "mortelles" ... Beurk!

Tout un cheminement s'est mis en place dans ma tête et un soir, j'étais assise sur mon balcon et j'ai dit tout haut "toi tu es l'heureuse petite dernière, c'est définitif".

J'ai donné mon paquet à moitié plein à chéri et là a commencé le cauchemar...

L'arrêt en lui même



Vous voyez dans les films quand on nous montre des toxicos en manque?
Et bien voilà! C'était exactement ça. Une lutte horrible contre la nicotine, contre soi-même...

Cauchemar, nuits blanches, sueurs nocturnes, crampes, nervosité, pleurs, déprime, hyperactivité...
Voilà ça a duré au moins 6 bons mois et 6 mois c'est long quand on est mal.

Pendant mon arrêt, j'ai écrit des pages et des pages pour décrire tout ce que je faisais pour arrêter, tout ce que je ressentais, tout ce qui se passait au niveau physique et psychologique et je crois que ça m'a beaucoup aidé pour voir avec un regard extérieur l'ampleur de la situation et du coup mieux l'apréhender.



Ce qui m'a aidé aussi, mais c'est bisarre à dire, c'est que j'ai refusé toute aide! ;-) Dans mon cas, la dépendance était vraiment extrême et du coup, je ne voulais pas déplacer ma dépendance, mais la règler. Je n'ai rien pris pour compenser le manque. J'avais des méthodes pour le gérer par contre.

Aujourd'hui

Ca fait plus d'1 an et demi que j'ai arrêté. C'est peu et je suis consciente que ce n'est pas règlé. Je ne me considère pas comme non-fumeuse, mais comme ex-fumeuse malade à vie, ce qui me permet de rester vigilante quant à une rechute.

Je relis souvent le petit calpin dans lequel j'ai tout noté pour me rappeler que c'est un cauchemar d'arrêter et qu'il faudrait être maso pour recommencer...



Depuis je ne tousse plus du tout, j'ai repris le footing, j'ai perdu du poids, je sens bon et je n'ai plus autant de stress qu'avant!

Mes conseils pour ceux qui veulent arrêter

N'écoutez pas les conseils des autres! ah ah :-)

L'arrêt du tabac est une affaire personnelle. VOUS êtes les seuls à savoir ce qui est préférable pour vous et vous êtes seuls face à vous même. L'entourage est très important pour le soutien, mais vous arrêté votre dépendance vous même. Vous ne pouvez compter que sur vous!

Ne vous torturez pas a essayé d'arrêter si vous ne le sentez pas, si vous n'êtes pas prêts.

Avant quand certains ex-fumeurs me disaient "j'ai arrêté comme ça du jour au lendemain", je ne les croyais pas, mais si c'est de toute façon du jour au lendemain qu'on arrête, parce qu'on se sent prêt.

Moi j'ai été prête quand je me suis dit "Pauline, la clope sert d'anti-dépresseur chez toi, de calmant." Ensuite je me suis demandée pourquoi je stressais, quelles étaient mes angoisses. Une fois les raisons profondes trouvées, je suis allée au front, me battre contre mes angoisses, mais sans la cigarette.

Petit N.B

Je ne fais pas une généralité sur les fumeurs et leurs raisons de fumer, chacun à ses raisons, son histoire et surtout son degré de dépendance.

Je pense que j'étais un cas extrême avec un sacré caractère (d'où la nombreuse vaiselle qui a cassé pendant les 6 premiers mois et les heures de marche pour calmer mes nerfs).

Après moi, certaines personnes de mon entourage ont arrêté de manière différentes et ont eu des réactions différentes aussi.

A partir du moment où on y croit, où on se fait confiance et où on a une volonté d'arrêter, on peut y arriver!

Et Vous? Quelles sont vos expériences?

1 commentaire:

Lulu a dit…

Bien d'accord avec toi ma Popo, belle article :)

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